Benjamin Tacquet, notre CTO est Ingénieur diplômé et a co-fondé deux start-up avant de se lancer dans une troisième aventure entrepreneuriale, celle de MoneyPark, qui dure pour lui depuis maintenant bientôt 10 ans. En tant que membre de l’équipe fondatrice, il a accepté de partager avec nous ses souvenirs des premiers jours de MoneyPark. Il évoque également les défis actuels du département IT, l’importance de données de haute qualité, la gestion des talents et les chats.

Au commencement, ça ressemblait à quoi, MoneyPark ?

Ben : « Stefan (ndlr. Stefan Heitmann, notre CEO) a pris contact avec moi, alors que je vivais en France. Il était prêt à se lancer dans l’aventure MoneyPark. À ce stade, c’était juste une idée. J’ai été convaincu, plié bagages et en route pour la Suisse. Arrivé en novembre 2011, on a démarré dans un appartement en guise de bureau, où on a tous mis la main à la pâte : il a fallu premièrement créer ce qui allait devenir notre espace de travail pour quelques mois, monter nos bureaux, etc.
Le gag, c’est que Stefan travaillait encore à cette époque, passant son temps à jongler entre son travail et ce projet un peu fou qui débutait. Moi je préparais des sauces au vin, des moules-frites ; il fallait bien nourrir l’équipe ! (rires) Pendant les mois qui ont suivi, on a intégré différents spécialistes (marketing, UX, etc.) pour développer notre CRM, nos outils, notre site web. Puis, le 1er septembre 2012, on a officiellement ouvert nos premiers bureaux et pu accueillir nos premiers clients ! »

Et maintenant… MoneyPark compte plus de 250 collaborateurs ! Ça change des débuts ?

« Ce qui est particulier, c’est que progressivement tu te rends compte que tu connais de moins en moins de gens, et ça va en s’empirant à chaque quartely meeting (rires). »

Pas encore au sein de ton département, heureusement, bien que celui-ci a sacrément grandi aussi : tu diriges maintenant développeurs et system administrators en Ukraine (Kiev), à Lausanne et à Zurich. Comment se passe la communication entre ces 3 pôles ?

« Très bien. Le langage universel dans notre domaine est l’anglais, il n’y a donc pas de barrière de la langue. J’ai la chance d’être entouré d’une équipe passionnée et on a très peu de départs.
On prend le temps de bien accueillir et intégrer aussi : on n’hésite pas à consacrer plusieurs mois voire 1 année pour que les membres de l’équipe se sentent parfaitement à l’aise avec leurs tâches. Le but est que chacun puisse s’épanouir à long terme, et pas attendre un rendement à court terme. »

Et avec les autres départements, comment ça se passe ?

« Tout est lié donc on collabore étroitement avec tout le monde. Ce qui fait que ça marche ? Il y n’a pas de mur entre nous.
Evidemment, on entretient une relation particulière avec le département Produits, notre département frère. On est d’ailleurs compléments incorporés. Une de ses missions est de « protéger les développeurs », pour ne pas les réduire à faire du user support et se concentrer sur leur core business. Et ça c’est capital aussi pour mon équipe et son bien-être.

Notre plate-forme est unique sur le marché. Selon toi, qu’est-ce qui fait sa valeur ?

« Elle est le socle de tout un écosystème. C’est important de chérir ses produits. Comme Apple. Apple présente toujours ses produits comme des révolutions, avec un vocabulaire ultra positif. Finalement, tout est une question de vocabulaire et de perception, pour susciter de l’engouement et travailler avec fierté. De plus, notre système est bien vivant et c’est bon signe. Un système sans support, qui n’évolue pas, c’est qu’il est mort. Le changement est incrusté dans l’ADN de MoneyPark depuis toujours. »

Tu parles aussi régulièrement des données et de l’enjeu du maintien de leur qualité. Pourquoi est-elle si importante ?

« C’est fondamental. Le système réagit et pense par rapport à ses données : l’équipe produit lance les développements en fonction de données, le management prend ses décisions en se basant sur les données, nos études sont basées sur les données, la valeur d’une société est elle-même est basée sur les données. Prenons l’exemple de Facebook qui a racheté WhatsApp pour 16 milliards de dollars : Facebook n’a pas acheté le code d’un service de messagerie qu’il aurait pu reproduire aisément, il a acheté de la donnée. »

Pas loin des bureaux de Zurich, il y a ceux de Google. Pourquoi les développeurs de talents auraient intérêt à rejoindre notre équipe ?

« Pour notre vision. Nous voulons rendre le marché hypothécaire plus transparent et plus accessible – tout cela dans l’intérêt de nos clients. Et nous croyons en ce que nous faisons. Nous pouvons vraiment aider les gens.
On ne fait pas des coupons, on ne vend pas des armes, on n’a pas créé un service financier pour enrichir les banquiers. On apporte un service, perçu comme un service de valeur, et c’est un argument fort je pense.
Google, c’est top mais ce n’est pas la même échelle. Chez nous, chacun fait réellement la différence, personne n’est un numéro, chacun est apprécié pour qui il est. Chacun sait sur quoi il travaille et pourquoi il le fait. On s’entend bien, on travaille avec des technologies sympas, très modernes, et les challenges sont intéressants pour les développeurs. »

Dernière question… peut-être la plus importante : pourquoi tous ces chats dans tes présentations ?

« Pour obtenir et garder l’attention des gens !
Et puis, pour terminer sur une note un peu plus philosophique, le travail constitue une grande partie de la vie : soit on travaille de façon triste, soit on travaille avec le sourire, en y trouvant du plaisir, spécialement dans les moments de partage. C’est ce qui contribue à y donner un sens. Ce n’est pas parce qu’on fait des choses sérieuses qu’on ne peut pas prendre du plaisir en les faisant. »