Un jour, j’ai reçu un appel d’un prospect qui me demandait un rendez-vous urgent car il avait un « gros problème », j’ai essayé d’en savoir plus au téléphone mais il m’a dit qu’il m’expliquerait de vive voix.

Le rendez-vous a été fixé au lendemain et il en est ressortit que ce jeune homme qui avait reçu un petit pécule de sa grand-mère avait acheté un appartement sur plans et versé un acompte de 10% chez le notaire après avoir reçu un accord de financement de la banque où il possède ses comptes.

A quelques semaines de la remise des clés, il est reparti à sa banque pour finaliser le prêt et cela ne s’est pas bien passé. En effet, comme il avait perdu son emploi entre-temps et qu’il s’était retrouvé au chômage, sa banque ne voulait plus le financer. Son conseiller n’a pas recherché de solution et l’a éconduit en lui disant qu’il n’avait qu’à revendre son bien avant la livraison…

Le rêve de son futur appartement s’est transformé en cauchemar, il allait perdre son acompte – de plus – il avait déjà commandé un canapé en cuir d’une célèbre marque italienne et un home-cinéma dernier cri pour plusieurs milliers de francs. Et, il avait résilié le bail de son logement actuel…

Lors du rendez-vous, j’ai cherché à trouver une solution et ai exploré les pistes possibles. Le père du jeune pouvait prêter de l’argent à son fils et ils en avaient déjà parlé entre eux mais le montant n’était pas suffisant pour payer l’appartement en « cash ».
Parmi nos partenaires, j’ai trouvé la possibilité de nantir la somme en question pour garantir quelques années d’intérêt jusqu’à ce que le fils retrouve un travail et des revenus pérennes. Le financement a été accordé sur cette base.

Le jour même de la remise des clés, mon client a reçu un appel le convoquant pour un entretien d’embauche et à commencé immédiatement un nouvel emploi alors qu’il n’avait pas encore fini son déménagement !
Après quelques mois, la garantie paternelle a pu être libérée par la banque.

Dans un élan de générosité le Papa a dit à son fils qu’il pouvait garder cet argent pour le faire fructifier à sa guise ! Bien entendu, la somme est restée sous gestion dans la banque qui avait accepté de le financer et de le sortir de sa situation problématique.